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21. avril 2026

Une vie dédiée au métier de forgeron : Thomas Olberts se souvient

Lorsque Thomas Olberts raconte ses débuts chez NEUMAYER, son histoire commence par une situation aujourd’hui difficilement imaginable. Après son service militaire et un apprentissage au sein de l’entreprise E. Hengstler à Hausach (aujourd’hui Hengstler Zylinder GmbH), son employeur a été racheté par une société américaine. C’est pourquoi M. Olberts était tout à fait ouvert à de nouvelles opportunités. Josef Keller, le directeur des ressources humaines de NEUMAYER, l’a abordé pour lui demander s’il serait intéressé par un changement de poste. C’est ainsi que Thomas Olberts s’est présenté chez NEUMAYER dès le lendemain. Il n’y a pas eu de long processus, ni de procédure de sélection formelle. Au lieu de cela, la décision a été prise immédiatement. « Josef Keller m’a dit : « Thomas, reste donc ici tout de suite. » » Et M. Olberts est resté près de 43 ans. Il a terminé sa première journée de travail une demi-heure plus tôt que d’habitude pour donner sa démission à son ancien employeur. Le lendemain matin, sa carrière chez NEUMAYER commençait.

Dans un premier temps, son parcours l’a mené à l’atelier de tournage et au montage. Mais il est rapidement apparu que ce ne serait pas la fin de son chemin. Il est passé à la fabrication d’outils et a appris le métier de A à Z – dans des conditions très différentes de celles d’aujourd’hui. À l’époque, les outils n’étaient pas développés à partir d’un plan d’outillage, mais la pièce finale constituait le point de départ. L’outil devait être dérivé de sa géométrie. « Il fallait vraiment repenser sa façon de travailler », décrit-il cette période.

Au cours des années suivantes, la forge a connu une transformation fondamentale. Avec l’introduction des premières presses entièrement automatiques dans les années 1990, une nouvelle phase a commencé. Olberts a été impliqué dès le départ dans l’installation des équipements, la conception des outils et le démarrage de la production. Le travail est devenu plus complexe et les processus plus structurés. Les opérations devaient être coordonnées, les séquences d’étapes définies et les outils continuellement adaptés. Il ne s’agissait plus seulement d’étapes de travail individuelles, mais de l’interaction de nombreux facteurs.

Parallèlement, il a poursuivi sa formation. Après le travail, il a suivi des cours du soir pour obtenir son diplôme de maître artisan. Ce fut une période qui lui a demandé beaucoup d’engagement, mais qui devait porter ses fruits. Un moment reste particulièrement présent pour Olberts. Le directeur général de l’époque, Albert Neumayer, lui a demandé de lui envoyer directement le résultat de l’examen oral de maîtrise par SMS. « J’ai réussi », tel fut le message de bonne nouvelle. Le lendemain, Olberts a été convoqué dans le bureau du directeur général. Peu après, il a assumé de nouvelles responsabilités, d’abord au sein d’une équipe interdisciplinaire, puis dans une fonction de direction. Son périmètre de responsabilité s’est rapidement élargi pour englober la forge, la fabrication d’outils, le traitement thermique et la découpe.

Parallèlement, d’autres grands projets étaient en cours. De nouvelles presses ont été installées, des équipements ont été étendus et des processus ont été redéfinis. L’installation et la mise en service de ces équipements comptent parmi les expériences les plus marquantes de la carrière d’Olberts. Ce furent des phases intenses : techniquement exigeantes, contraignantes en termes de temps et impliquant beaucoup de responsabilité. « Quand tout fonctionnait, on était vraiment heureux », dit-il rétrospectivement.

Avec le temps, son attention s’est déplacée. En tant que responsable de production, sa mission était de garder une vue d’ensemble. Cela comprenait la planification du personnel, la planification anticipée, la documentation et la coordination. Quelles pièces sont produites et quand ? Les outils sont-ils préparés ? Les instruments de mesure sont-ils disponibles ? Les équipes sont-elles correctement organisées ? De nombreuses étapes s’imbriquaient les unes dans les autres, et ce n’est que lorsque tout était préparé que la production fonctionnait de manière fiable. « Dans la forge, il faut accompagner le produit de près », décrit-il cette responsabilité. Il lui est devenu de plus en plus clair qu’une bonne forge ne repose pas uniquement sur la technique. Ce qui est déterminant, c’est l’interaction entre les personnes : que les équipes fonctionnent, que les processus soient coordonnés et que les collaborateurs communiquent entre eux.

Lorsqu’il regarde en arrière aujourd’hui, il dit : « Ce dont je suis le plus fier, c’est de mon parcours. J’ai commencé tout en bas et j’ai gravi les échelons. J’ai vécu de nombreuses expériences formidables, j’ai rencontré des clients et je suis allé à l’étranger. » Son parcours a été marqué par des changements, de nouvelles technologies et des missions toujours renouvelées. Le travail dans la forge est exigeant et varié. Il offre des possibilités de développement tant professionnelles que personnelles. « C’est un métier formidable », dit Olberts. Après plus de quatre décennies, son bilan est sans équivoque. Les défis ont été nombreux, les doutes aussi. Mais il n’a jamais regretté sa décision. « Je ne changerais rien. »

Avec le départ de Thomas Olberts s’achève un long chapitre chez Neumayer, marqué par l’expérience, l’engagement et la volonté d’assumer des responsabilités. Pendant près de 43 ans, il a accompagné le développement de la forge, contribué aux changements et transmis son savoir à de nombreux collègues. Nous le remercions pour son engagement et son attachement à l’entreprise. Nous lui souhaitons tout le meilleur pour cette nouvelle étape de sa vie, la santé et du temps pour les choses qui sont restées trop longtemps au second plan.

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